Pacific Dataviz Challenge 2026
de réchauffement moyen sur 22 pays et territoires du Pacifique, de 1970 à 2025
Survolez le dégradé ci-dessus pour explorer année par année
« The Pacific region is on the frontline of climate change. »— António Guterres, Secrétaire général de l'ONU, Fidji, 2019
01Vue d'ensemble
Anomalie de température de surface, moyenne annuelle régionale, par rapport à la période de référence. Chaque année est une donnée réelle du Pacific Data Hub. Les repères à gauche situent la gouvernance climatique internationale sur la même frise.
Chaque accord climatique arrive après une phase de réchauffement déjà engagée, jamais avant : Kyoto (1997) suit des années 1990 en dents de scie, l'Accord de Paris (2015) est signé au début d'un des sauts les plus nets de toute la série, et le Fonds pertes et dommages (COP27, 2022) n'apparaît qu'une fois les impacts devenus impossibles à ignorer. La courbe continue de monter après chaque texte : sur cette fenêtre de temps, aucun accord ne semble avoir infléchi la trajectoire régionale, ce qui n'est pas surprenant vu l'inertie du système climatique, mais illustre bien l'écart entre le temps politique et le temps physique. On peut lire ces repères comme des prises de conscience plutôt que comme des points d'inflexion.
Mais une moyenne cache toujours des écarts. Certains pays du Pacifique se réchauffent presque deux fois plus vite que d'autres.
02Par pays
Variation de température entre le début et la fin de la période, par pays et territoire. La carte situe chaque pays pour qui n'est pas familier de la géographie du Pacifique ; le classement ci-dessous regroupe les pays par intensité de réchauffement.
Carte simplifiée du Pacifique (projection illustrative, non géographiquement précise) • cliquez sur un groupe ci-dessous pour le mettre en surbrillance. Coordonnées géographiques approximatives, à usage illustratif uniquement.
Ce réchauffement de l'air ne reste pas dans l'atmosphère : il se transmet à l'océan qui borde chacune de ces îles.
03L'océan
Anomalie du niveau de la mer, mesurée depuis 1993, moyenne régionale. Le trait et l'aire suivent les vraies valeurs, année par année ; les vagues en fond sont purement décoratives. Les points dorés et corail sur la courbe situent les épisodes El Niño et La Niña.
+0 cm
depuis 1993, moyenne régionale
El Niño et La Niña sont les deux phases d'un même cycle climatique naturel, l'ENSO (El Niño-Southern Oscillation), qui se répète tous les 2 à 7 ans dans le Pacifique tropical, indépendamment du changement climatique de long terme. En temps normal, les alizés (vents d'est) poussent l'eau chaude de surface vers l'ouest du Pacifique. Pendant un épisode El Niño, ces vents s'affaiblissent : l'eau chaude reflue vers l'est, et le niveau de la mer baisse temporairement dans le Pacifique ouest, là où se trouvent la plupart des pays de ce dataset, pendant qu'il monte côté Amérique du Sud. Une La Niña correspond à la phase inverse : alizés renforcés, eau chaude davantage concentrée à l'ouest, niveau de la mer plus élevé que la normale.
Classification des épisodes El Niño / La Niña basée sur l'Oceanic Niño Index (ONI) du NOAA Climate Prediction Center.
Ce dérèglement de l'océan s'accompagne d'un désordre tout aussi concret dans le ciel : des années entières de sécheresse suivies, parfois deux ans plus tard, de pluies torrentielles.
04Précipitations
Année la plus sèche et année la plus humide enregistrées pour chaque pays, en pourcentage d'écart à la normale.
Chaque valeur est un écart par rapport à la pluviométrie habituelle du pays, pas une quantité de pluie absolue. -50% signifie 50% de pluie en moins que la normale cette année-la (sécheresse sévère) ; +50% signifie 50% de pluie en plus (année exceptionnellement humide). Plus le chiffre est élevé, dans un sens comme dans l'autre, plus l'écart à la normale est marqué.
Cliquez sur un rond pour déplier la branche : Sec ou Humide, puis un niveau d'intensité, puis un pays.
Ces écarts climatiques ne sont pas que des chiffres : ils se traduisent, certaines années, par de véritables catastrophes.
05Impact humain
Les dix événements ayant affecte le plus de personnes depuis 2005. Un seul pays, les Îles Pitcairn, n'a strictement aucune donnée pour cet indicateur ; six autres (dont Guam, la Polynésie française et les Îles Mariannes du Nord) n'ont que quelques observations éparses, toutes égales à zéro. Sur les pays réellement suivis, Fidji est de loin le plus touché, avec plus de 1,2 million de personnes affectées au total depuis 2005 — deux fois plus que les Îles Salomon, en deuxième position.
Une partie de ce dérèglement trouve son origine dans les émissions de gaz à effet de serre — très inégalement réparties dans la région.
06Émissions
Un écart considérable entre pays et territoires du Pacifique, souvent lié à des activités spécifiques (transport maritime, industrie du nickel).
Pour refermer la boucle : que racontent, ensemble, toutes ces données pour chaque pays ?
Synthèse
Pour aller plus loin qu'une moyenne régionale, explorez ci-dessous le portrait complet de chaque pays et territoire.
07Portraits de pays
Survolez ou touchez un point pour voir, réunies, toutes les données de ce pays : température, mer, pluie, émissions et catastrophes.
Carte simplifiée du Pacifique (projection illustrative, non géographiquement précise) • couleur des points = sous-région (Mélanésie, Micronésie, Polynésie). Coordonnées géographiques approximatives, à usage illustratif uniquement.